Contact (1997)

Preview

Réalisé par Robert Zemeckis

Objectif du plan séquence :

Inscrire immédiatement le film dans une dimension cosmique et scientifique

  • Ce plan expose l'idée que tout dans l'univers est connecté via des ondes électromagnétiques : une introduction auditive et visuelle à la radioastronomie, thème central du film.

  • Les sons radio (remontant le temps) évoquent le souvenir de l'humanité dispersée dans l'espace.

Montrer l'échelle de l'univers et notre insignifiance

  • Le recul progressif nous rappelle à quel point la Terre est minuscule dans l'immensité du cosmos, un thème cher à Carl Sagan, auteur du roman original.

  • Cela crée un sentiment de vertige métaphysique, d'humilité et de curiosité scientifique.

Combler le fossé entre l'infini et l'intime

  • Le plan passe d'un voyage galactique au regard d'un enfant, comme pour dire que l'exploration de l'univers commence dans notre perception, dans la pensée humaine.

  • C'est un passage poétique et symbolique : le regard vers les étoiles commence... dans un regard humain.

Mettre en scène le rôle de la science comme quête existentielle

  • La scène ne contient aucun personnage visible au début, aucun dialogue, seulement des signaux humains et des mouvements visuels.

  • Cela établit la science comme le langage principal du film, mais aussi comme une quête émotionnelle et personnelle, que Contact explore ensuite en profondeur.

Dans les coulisses :

Une séquence filmée 100 % numérique

  • Ce plan est entièrement généré par ordinateur, une prouesse à l'époque (1997).

  • Les effets spéciaux ont été créés par Sony Pictures Imageworks, sous la supervision de Ken Ralston.

  • Il s'agit d'un faux plan séquence, c'est-à-dire monté de manière à paraître continu, sans coupures visibles.

La transition vers l'œil : une transition conceptuelle

  • La caméra plonge dans un point lumineux, qui devient l'œil d'Ellie enfant, créant ainsi une boucle entre le cosmos et la conscience.

  • Ce lien entre la science, l'imaginaire et l'humain est au cœur de la vision de Carl Sagan.

Durée du plan séquence :

près de 3 minutes.

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